Velib’ Métropole s’adapte à la révolution des usages

Réunis en comité syndical jeudi 18 février, les élus du Syndicat Autolib’ Velib’ Métropole (SAVM) ont débattu des orientations budgétaires pour 2021 et notamment de l’avenant sur le marché Velib’, qui introduit un dispositif transitoire sur trois ans avec l’opérateur afin d’accompagner la révolution des usages en faveur du vélo électrique.  

Maîtrise des contributions des collectivités avec des budgets stables voire en baisse pour 2021 

S’agissant d’Autolib, le contentieux introduit suite à la résiliation de la délégation de service public par la société Autolib’ (groupe Bolloré) en septembre 2019, est toujours en instruction. Les orientations budgétaires pour 2021 du budget principal prévoient une légère baisse de la contribution des collectivités adhérentes à la compétence principale du Syndicat grâce à une bonne maîtrise des dépenses prévues. 

Pour Velib’ Métropole, les orientations pour 2021 de la régie Velibs’inscrivent dans la continuité en termes de dépenses, tenant compte de la traditionnelle évolution annuelle des coûts et de la poursuite d’un suivi au plus juste des frais de fonctionnement. Les orientations 2021 intègrent par ailleurs les 100 nouvelles stations commandées fin 2020 grâce au soutien financier renouvelé de la Métropole du Grand Paris, et prévoient une stabilité du niveau des contributions des collectivités adhérentes à Velib’ à hauteur de celles de 2020. 

Révolution des usages : accompagner la transition pour développer le service Velib’ Métropole 

En 2020, malgré la crise sanitaire et les mesures de limitation des déplacements, Velib’ Métropole a assuré la continuité du service, et a enregistré jusqu’à 420 000 abonnés et des journées à plus de 215 000 courses. Ces bons résultats se sont accompagnés d’une évolution structurelle des comportements des usagers et particulièrement une utilisation intensive des vélos à assistance électrique par rapport à celle des vélos mécaniques.  

Depuis novembre 2019 et sans discontinuité depuis, les Velib’ électriques ont supplanté les Velibmécaniques en part relative des courses, alors qu’ils représentent 35% des vélos disponibles. Plus de 59 % des 118 millions de kilomètres parcourus en 2020 ont été effectués en électrique. 

Actant cette révolution des usages, les élus du SAVM ont d’ores et déjà voté fin 2020 l’augmentation du nombre de vélos à assistance électrique, portant leur proportion à 40 % des vélos mis à disposition des métropolitains. 

En parallèle, un avenant au contrat de marché public a été présenté aux élus réunis en comité syndical le 18 février. Il comprend un dispositif temporaire sur trois ans calculé selon la répartition des trajets constatés entre vélo mécanique et vélo électrique pour accompagner cette transition, avec un impact financier plafonné au maximum à 6 M€/an.  

L’avenant impose également à l’opérateur un renforcement significatif des obligations sociales de l’opérateur en termes d’insertion. Il ouvre aussi la possibilité d’obtention par l’opérateur de Certificats d’économie d’énergie (CEE) et fixe des prix nouveaux sur des prestations marginales sur les vélos-stations.   

Le Comité des usagers Velib’ Métropole, lieu de dialogue direct entre les élus et les usagers 

Le 16 février dernier, 30 abonnés répartis paritairement et représentatifs du service en termes d’abonnements et d’origine géographique (Paris / Métropole) ont été tirés au sort devant huissier pour un mandat est de 2 ans. Créé en 2018, le comité des usagers Velib’ est le lieu d’un dialogue direct entre élus et usagers du service. 

Par leurs retours d’expérience, leur connaissance du service et leur implication par le biais d’ateliers thématiques, de tests en avant-première, les membres du comité des usagers participent de la démarche d’amélioration continue du service Velib’ Métropole. 

RENOUVELLEMENT DU COMITE DES USAGERS VELIB’ METROPOLE

APPEL A CANDIDATURES

Vous êtes majeur.e ? Abonné.e V-libre, V-plus ou V-Max ? Vous souhaitez pouvoir faire remonter vos attentes et contribuer à l’amélioration continue du service Velib’ Métropole ?

Vous pouvez proposer votre candidature au renouvellement du Comité des Usagers Velib’ Métropole, mis en place en 2018 par les élu.e.s du SAVM. Ce Comité permet un dialogue direct entre les élu.e.s et les abonné.e.s afin d’améliorer la qualité du service.

Le Comité des Usagers Velib’ Métropole est composé paritairement de 30 abonné.e.s, de Paris et des villes de la Métropole, tiré(e)s au sort le 15 février prochain devant huissier de justice. Le mandat des membres est de 2 ans. La première réunion se tiendra le 3 mars 2021 à 18 h30.

N’hésitez pas à candidater  du vendredi 29 janvier au dimanche 14 février 2021 à 17h.

Les inscriptions sont closes

Consultez le règlement complet du comité des usagers

Autolib’ : les élus métropolitains refusent de verser les 233 M€ d’euros exigés par le groupe Bolloré

Le Comité Syndical, réunissant ce jour la centaine d’élus des communes adhérentes au service Autolib’, a refusé de verser la compensation infondée de 233 M€ réclamée par le groupe Bolloré par courrier du 25 mai, entrainant de fait la résiliation du contrat au 25 juin 2018.

Les élus regrettent que malgré leurs nombreuses tentatives ces derniers mois de dialoguer avec le groupe Bolloré afin de trouver un compromis qui aurait pu permettre la poursuite du service, le délégataire n’ait en réalité jamais eu la volonté d’atteindre cet objectif. L’entreprise est restée sur sa position et s’est montrée totalement fermée à tout accord raisonnable.

De fait, avant même que les collectivités aient le temps de débattre du rapport de la conciliation rendu en mars 2018, le groupe Bolloré a brutalement mis un terme à la procédure qui aurait permis un accord et engagé, dans un courrier adressé le 25 mai 2018, la procédure de résiliation du service.

Jusqu’au bout, malgré ses déclarations, le groupe Bolloré a cherché à imposer son calendrier aux élus et aux contribuables. Pour preuve, le Syndicat a proposé ces derniers jours au délégataire de repousser de quelques mois l’arrêt effectif du service dans l’intérêt des usagers et des salariés dont il a la responsabilité, ce que le groupe Bolloré a refusé.

C’est pourquoi, sur proposition des élus du Bureau, le Comité Syndical a adopté 3 vœux :

  • Demandant au groupe Bolloré de prendre ses responsabilités au regard des usagers en respectant ses obligations d’information et de remboursements éventuels des sommes indues dans le cas d’une fermeture du service.
  • Demandant au groupe Bolloré de veiller à ce que les 254 salariés de la SA Autolib’, dont il a l’entière responsabilité́, soient reclassés rapidement dans d’autres filiales du groupe, cela dans le respect le plus strict du dialogue social.
  • Proposant aux communes de travailler à la mise en place de nouvelles offres d’autopartage à l’échelle du Grand Paris, mieux adaptées aux attentes des habitants, plus souples dans leur fonctionnement et plus solides économiquement.

Le Syndicat va, dans les jours à venir, négocier avec le groupe Bolloré un protocole de sortie de contrat afin de régler l’ensemble des modalités opérationnelles. Les élus ont déjà demandé au groupe Bolloré de leur proposer un dispositif pour accompagner les abonnés et confirmer qu’il veillera à reclasser les salariés. Les collectivités ont en effet réaffirmé lors du Comité Syndical, leur détermination à défendre l’intérêt des contribuables face au groupe Bolloré.

Comité Syndical du 21 juin : trois voeux seront soumis aux élus

Le 25 mai 2018, le groupe Bolloré a adressé un courrier au Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole, dans lequel il demandait aux communes de payer 233M€ au titre du déficit prévisionnel du service de véhicules en autopartage.

Dans ce même courrier, le groupe Bolloré posait un ultimatum aux élus locaux : sans réponse positive des communes dans un délai d’un mois (25 juin), le contrat serait automatiquement résilié et le service Autolib’ s’arrêterait.

Cette somme extrêmement importante se fonde sur une analyse et des calculs que conteste formellement le Syndicat : il est hors de question de faire porter sur les contribuables franciliens des coûts qui seraient de la responsabilité du groupe Bolloré.

En conséquence, le Comité Syndical se réunira jeudi 21 juin pour étudier la résiliation du contrat qui le lie au groupe Bolloré et travailler à de nouvelles solutions d’autopartage à l’échelle du Grand Paris, qui répondront davantage aux attentes des habitants.

Les élus du bureau du Syndicat se sont réunis mercredi pour préparer le Comité Syndical. À l’issue d’un dialogue très constructif, ils ont convenu de proposer jeudi au Comité Syndical d’adopter trois vœux, en complément de la délibération relative à la résiliation du contrat. Ces vœux tiennent compte du calendrier que le groupe Bolloré a imposé aux élus et aux contribuables, le Syndicat ayant proposé au délégataire de repousser de quelques mois l’arrêt effectif du service dans l’intérêt des usagers et des salariés dont il a la responsabilité, ce que le groupe Bolloré a refusé.

• Le premier vœu demandera au groupe Bolloré de prendre ses responsabilités au regard des usagers en respectant ses obligations d’information et de remboursements éventuels des sommes indues dans le cas d’une fermeture du service.

• Le deuxième vœu demandera au groupe Bolloré de veiller à ce que les 254 salariés de la SA Autolib’, dont il a l’entière responsabilité, soient reclassés rapidement dans d’autres filiales du groupe, cela dans le respect le plus strict du dialogue social.

• Le troisième vœu proposera aux communes de travailler à la mise en place de nouveaux services d’autopartage à l’échelle du Grand Paris, mieux adaptés aux attentes des habitants, plus souples dans leur fonctionnement et plus solides économiquement.

Autolib’ : les élus métropolitains appelés à se prononcer sur la résiliation du contrat

Dans un courrier daté du 25 mai, le groupe Bolloré a demandé au Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole que lui soit versé la somme de 233 millions d’euros, au titre du déficit prévisionnel du service Autolib’, à défaut de quoi une procédure de résiliation du contrat serait engagée dans un délai d’un mois.

La Présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole a réuni ce vendredi 15 juin les Maires des communes adhérentes au service, pour débattre de la réponse à apporter à cette injonction inacceptable du délégataire.

Les élus ont souligné leur refus catégorique de verser la somme demandée par le groupe Bolloré, dont le montant apparaît excessif et dont les fondements semblent particulièrement contestables. Il est par ailleurs inenvisageable de maintenir à flot un service déficitaire et dont la qualité tend depuis plusieurs mois déjà à se dégrader, tant en matière de propreté et d’entretien qu’en matière de disponibilité des véhicules.

La décision a donc été prise de réunir un Conseil syndical le jeudi 21 juin pour examiner la résiliation du contrat de délégation de service public Autolib’. «Cette résiliation ne doit pas peser sur les usagers, le Syndicat Autolib’ Métropole fera le maximum pour que le service ne s’arrête pas du jour au lendemain. Cela dépendra en grande partie du groupe Bolloré, dont j’espère qu’il fera preuve de responsabilité pour prévoir une transition acceptable vers de nouveaux services. Aucun abonné ne doit être lésé : c’est une exigence.» souligne Catherine Baratti-Elbaz, Présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole.

Si une page se tourne, une autre s’ouvre et le Syndicat souligne son optimisme pour l’avenir. De nombreux constructeurs, loueurs et startups ont fait part ces derniers mois de leur intérêt à développer l’autopartage dans le Grand Paris. La résiliation du service Autolib’ est l’opportunité de mettre au service des usagers de nouvelles solutions qui répondront mieux à leurs attentes, en étant plus souples, plus performantes et plus évolutives.

Des discussions vont être engagées avec les élus du Syndicat pour que ces nouveaux services, dont le secteur privé pourrait assumer le fonctionnement et le risque financier, soient initiés dans les meilleurs délais.

Vélib’ : Les élus votent le remboursement des abonnés pour les mois de janvier à mai 2018

Lors du Comité Syndical du 31 mai 2018, les élus métropolitains ont voté le remboursement des abonnements Vélib’, ainsi que la non-facturation des trajets au-delà de 30 minutes pour les mois de janvier, février, mars, avril et mai, au vu du niveau encore important de dysfonctionnements du service. Les élus ont demandé à Smovengo de respecter les engagements pris sur le plan d’action ainsi que de garantir une plus grande transparence des informations communiquées aux abonnés.

Les élus ont également réaffirmé leur volonté d’appliquer toutes les clauses du contrat et les pénalités associées, tout en rappelant que la consolidation juridique des éléments ne pourra intervenir qu’à l’issue du déploiement, suite à quoi le montant total des pénalités applicables sera déterminé.

Communiqué de presse à retrouver ici

Autolib’ et Vélib’ se mobilisent pour le Sidaction

Depuis 1994, le Sidaction soutient la recherche contre le Sida ainsi que de nombreuses actions associatives. Pour sa 24ème édition, du 23 au 25 mars prochain, Autolib’ et Vélib’ Métropole s’engagent à nouveau aux côtés de l’organisation.

Faire un don au Sidaction c’est venir en aide aux Franciliens (région métropolitaine la plus touchée par le virus du sida avec plus du tiers des porteurs du virus déclarés dans l’Hexagone), aux Français, à toutes les personnes séropositives et aux enfants atteints du Sida, offrir un traitement aux malades du Sida en Afrique, soutenir la recherche sur le VIH, aider la prise en charge des personnes dépendantes en Maison d’accueil spécialisée…

Les dons recueillis en 2017, ont permis de contribuer au financement de :

–       125 projets d’aide aux malades & de prévention menés par 79 associations françaises

–       35 programmes associatifs de soutien aux malades à l’international

–       88 projets de recherche médicale et scientifique

Faites un don pour Sidaction par SMS de 5€ en envoyant VELIB au 92110 et soutenez le Sidaction.

 

 

 

Vélib’ Métropole constitue son Comité des Usagers

Le 16 mars dernier, 30 abonné-e-s réparti-e-s paritairement ont été tiré-e-s au sort devant huissier pour constituer le nouveau Comité des Usagers Vélib’ Métropolitain. Comme prévu dans le règlement, 20 sont habitant-e-s de Paris et 10 des villes de la Métropole. De plus, tous les abonnements sont représentés : V-libre, V-plus, V-Max, mais également des bénéficiaires des tarifs Jeune et Solidaire. En mettant en place ce Comité, les élus du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole souhaitent instaurer une communication directe avec les abonné-e-s et pouvoir prendre en compte leur expérience du service. La première réunion était prévue le 22 mars prochain. Cependant, en raison des grèves annoncées et afin de ne pas pénaliser les membres métropolitain-e-s, nous avons décidé de la reporter. Elle se tiendra donc au début du mois d’avril.

 

Les abonnés indemnisés pour le mois de janvier et février

Le 1e février dernier, Mme Catherine Baratti-Elbaz, Présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole a répondu aux questions de Cnews Matin sur les difficultés rencontrées dans le déploiement du nouveau service Velib’, rappelant qu’il s’agit d’un « défi technique et industriel ».  Lors de cette entrevue, Elle est notamment revenue sur les compensations financières votées par les élus du Syndicat en faveur des abonnés qui « seront dédommagés pour l’interruption de ce service ». Elle a également rappelé les pénalités appliquées au prestataire au vu des retards constatés, « à hauteur d’un million d’Euros » par mois, tant que le service n’atteindrait pas le niveau prévu contractuellement.

Retrouvez l’interview complète ici.